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Après la diffusion sur Fr3 la semaine dernière de ce film consacré à la gloire des poseuses de bombes.. du Fln qui ont fait des centaines de victimes ou d' estropiés à vie.., à eux d'ailleurs dans ce film pas une seule seconde leur a été accordée Voilà que la Mairie de Saint-Ouen vient d'inaugurer une rue à la gloire d'une des ces "heroines" Notre amie Nicole Guiraud âgée alors de 10 ans, qui avait eu ce jour-là le malheur de se trouvait près du Milk bar à Alger.. a perdu un bras….ceux qui ont perdu la vie ,n 'ont plus d'importance……..


Une héroïne algérienne, certes, dont la France n'a pas à honorer le nom.
J'ai honte de cette France gauchisante , qui n'a pas de mémoire quand il s'agit de Staline et qui pour satisfaire un électorat a Saint – Ouen se prostitue .
j'ai un dégout pour le maire PCF ,Jacqueline Rouillon-Dambreville cette femme qui n'aura même pas l'estime des français auxquels elle se livre comme à une tournante .Oui, je dis bien une tournante.
J 'en arrive à cette race de disparus, des yetis, les pied-noirs, pour ceux - là ,comme les harkis, la France n'en a rien a foutre , bientôt ils n'auront pas même existé .
Je sollicite de votre part , Monsieur le Président , un soutien une condamnation de ces attitudes politiques séditieuses , parce que, voyez -vous , sans cela, nos Pères seraient morts dans le vide .
Marguerite Taos Amrouche
femme de lettres , algérienne francophone .
Je ne peux expliquer ma « conversion » a l'Art en Berbérie que dans cet attachement naturel indestructible à ma terre de naissance ,l 'Algérie,aux villes d' Oran et de Mostaganem par ou je suis passée de l 'enfance à l 'adolescence puis à l 'étape de très jeune femme. Avec les années une autre moi même transformait ces joyaux nés sur ces rives en une captive heureuse ,unie, bénie , éperdument liée à ces deux souveraines de ma vie algérienne.
les références et les images m'ont été enseignés mais je sentais un autre parfum , un je ne sais quoi impalpable,qui me chuchotait le sens du contenu invisible de la mère patrie agenouillée entre deux rives de la Méditerranée . La petite que j 'étais se laissait emmailloter par cette société comme une image appartient à son miroir pour le temps d'un regard, sans soupçonner sa dépendance à cette condition dorée .
Itinéraire stylisé où s'affichaient des schémas imposés par une société vorace , ambitieuse , acharnée à la réussite, héritière d' un esprit bâtisseur , triomphante , bon enfant aussi.
J'étais un produit destiné à faire son entrée sur la scène coloniale dont les vices et les vertus. avaient été masqués par une éclatante douceur de vivre .
Vint le vingt et unième siècle dans la plénitude de la vie d' une centenaire munie de tous les passeports de la Méditerranée ,c'était moi la même complètement détruite et reconstruite, passée d' une Algérie dévorante à une Algérie renaissante ,qui m 'accueillait bras grand-ouverts .
J 'étais la fille de ma mère, de ma famille,de ma culture , et j 'en mourais sur mes toiles. Mon origine géographique jaillissant comme un geyser, mes liens essentiels avec ma terre de naissance l 'Algérie rendaient fécondes mes heures de méditation sur l 'art et le concept del 'art.
Je reprenais vie dans un domaine où je plongeais en larmes, avec ivresse et reconnaissance , car dans le même temps je devenais le peintre du futur de l 'Algérie indépendante .Je me reconnaissais dans ces jeunes peintres algériens du nord , du sud, dans le désordre des temps et des lieux., Tout ce que j 'avais subodoré du temps de ma jeunesse,les poètes, les conteurs, les chants des montagnes,dans la vallée du Chéliff, le chants de Marguerite Taos Amrouche que j 'ai eu l 'occasion de rencontrer chez elle à Paris bd des Batignoles , je les rejoins comme si je rentrais à la maison.
