Luce Caggini :une Chrétienne née sur la terre arabe.

Fiac et fracas de money

 




 



Apres une ballade forcée dans les différentes galeries de la Fiac :

un regard triste ni interrogation ,ni étincelle.

je n ‘ai pas eu d’ émotion à visiter les galeries « in  » de la Fiac. Ce fut l’accablement d’une errance sans intérêt artistique .Même en pressant le pas pour tout voir,aller décrocher plus loin le moment d’extase ,de folie qui serait enfin la récompense de la visite :Rien , ni dérangeant ni désirable.


On se demande pourquoi et comment ces fameuses galeries «  à ne pas manquer »gardent encore dans leurs tiroirs des œuvres de Picasso , Dubuffet, peut être pour se rassurer l ‘ œil de temps en temps !

Entre les parallélépipède en argile de la galerie Lambert et les néons alignés qui furent chers à Monsieur Castelli à New York  il y a un quart d e siècle, j ‘ai erré entre un matelas posé à terre chez Borolomi de New York, et des peintures vertes de Pojectesd à Barcelone ;


Retour à la case départ de mes affinités artistiques : je revisite avec un attrait chaque fois différent les galeries des peintres maghrébins .Et pourtant il n ‘ y a pas plus d’ art maghrébin qu ‘ il n ‘ y a un art juif ou protestant.


« Les étrangers ne sont pas venus cette fois avec leurs fonds de tiroir pour un petit marché bien français »,nous dit le Figaro,. une jeune galerie du quartier de Chelsea, qui a pour réputation d'avoir une clientèle importante de gestionnaires de " hedge funds ". ". Que voit-on sur son stand ? Surprise ! L'invité d'honneur est un Français, Daniel Buren,

" Lorsque je l'ai exposé l'année dernière dans ma galerie, trois jeunes artistes m'ont appelée simultanément en déclarant : "C'est notre héros absolu." Dans cette exposition, j'ai vendu des oeuvres au Moma de New York, au Guggenheim Museum et au Walker Art Center de Minneapolis. Buren est devenu un grand classique de l'art contemporain, mais il reste sous-estimé. Ses oeuvres se négocient entre 150.000 et 600.000 dollars, très loin derrière les artistes minimaux américains. " Stephania Bortolami donne un détail révélateur d'une augmentation prévisible de sa cote : " Les marchands aussi m'achètent ses oeuvres maintenant. " « Les Echos »

etc…etc…


Benamar Mediene ‘Ed. Casbah, Alger 2007.) Ecrit «  Le refus du miroir » sur le peintre Issiakhem.


Avec l’autoportrait, il franchit une barrière. dit -il. Il y a tellement de barrières à franchir pour devenir un peintre et encore celui ci doutera jusqu’ à la fin.Combien de pseudos artistes nés dans la nuit , produits interchangeables d’ exposants à la Fiac ont douté ?Madame Stephania Bortolami ,elle n ‘a pas douté un seul instant dans ses calculs financiers ;Faisons confiance à son goût pour la frime.

 





 



 



Article ajouté le 2007-10-23 , consulté 97 fois

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