" Mère, voyez vos fils qui se sont tant battus ".
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Quelles mères et quels fils sont ceux qui l ' ont pleuré ?
Compassion a donc une flèche indiquant quels sont ceux qui méritent d' être pleurés ?
Avions-nous une seule chance de naître et mourir sur notre terre de naissance et non de vivre l 'exil dans un pays appris dans la
Littérature ?
Destin singulier que celui d'être rejeté par son propre pays sur les rives métropolitaines de l ' indifférence.
Quels chemins tortueux pour assouvir une haine non déguisée !
Une œuvre littéraire même écrite et couronnée par un critique littéraire ne saurait faire oublier et pardonner le sort de ceux ont été retrouvés dans les charniers aux quatre coins des rues de la ville,.qui ont péri à Oran le 5 juillet 1962 , quand l 'armée française consignée par leur général obéissant aux ordres général de Gaulle , dans les casernes d' Oran ,
Ma petite signature n 'a et n 'aura aucun poids, une influence nulle sur la grande envolée littéraire gaullienne, mais elle existe, comme existent encore tous ceux qui peuvent témoigner pour les morts dus
au vide d'une conscience pure au service du mensonge proclamé
Au plus haut niveau, celle du Général de Gaulle.
Nous avons rêvé et maintenant nous devrions faire reluire le nom auquel sont attachés tous nos plus mauvais souvenirs. Notre identité
est encore mal définie puisque nous sommes appelés " pied-noirs ",
contrairement aux Arabes de France nous, nous sommes nés en Algérie !
!Notre sentiment avec le temps se transforme en nostalgie, ce qui est moins abrupt, n 'est ce pas, et plus digérable pour les vrais français. Nous vieillissons et avec nous votre sentiment culpabilité s'amenuise. Nous conservons notre monde au plus profond de nos âmes sans encombrer nos enfants de nos souvenirs à enfouir nos parfums et nos paysages là-bas.
Il, n 'y a pas eu de conflit historique, il n'y eut qu'une éradication totale d'un peuple panaché condamné ; Nous avons perdu mais nous en gardons la profondeur.
Mère, voyez vos fils qui se sont tant battus ".

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