une Chrétienne née sur la terre arabe.

une Chrétienne   née  sur  la  terre  arabe.

Amours, Funérailles et Orgues (I)

 

 

 

 

 

 

Schlalm écrivait à longueur de jour­née, de nuit peut-être pour ce qu’elle en sa­vait. Il lui arrivait de lancer des appels d’amour en plein milieu de la nuit et ces mots qu’elle savait dérobés à son terroir en faisaient l’unique de sa vie. Elle avait bien compris que recevoir ses lettres c’était déjà faire partie de son existence, résonner entre ses murs. Relire les petits mots noc­turnes don­nait de la chair au texte.

 

Taghrid s’abandonnait, remodelée, révélée comme une jeune argile dissoute dans une mosaïque de sons et d’images, onde harmonieuse parfumée mystérieuse­ment argentée que trois notes de musique céleste portaient au comble d’un bonheur à peine esquissé, déjà estompé.

Enivrée elle s'éternisait à dé­couvrir des voies de lumière dans les écrits de l’amant que la maturation d’un beau lâ­ché de paroles exa­cerbées par le savant de la midrash avait le pouvoir d’émerveiller.



15/11/2016
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