une Chrétienne née sur la terre arabe.

une Chrétienne   née  sur  la  terre  arabe.

2014


Ainsi donc, Luce Caggini, vous lisez le « Naissance » de notre Yann Moix, Renaudotisé à l’automne, en plusieurs fois ?

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi donc, Luce Caggini, vous lisez le « Naissance » de notre Yann Moix, Renaudotisé à l’automne, en plusieurs fois ?

 

 

Ainsi donc, Luce Caggini, vous lisez le « Naissance » de notre Yann Moix, Renaudotisé à l’automne, en plusieurs fois ?
 
 
 
 
 

Même Proust aurait peut-être été mené entre deux théories manichéennes :  imaginer le jeu des éléments du mariage de deux consanguins juifs ;  non seulement un juif aurait été mort de rire mais il aurait été immunisé à jamais du musical jeu de mots : naître, vagir et nager dans le ventre de sa mère, c’est adoniser et le malheur et le malheureux dans le même temps !

Mener une enquête par mail c’est comme mettre un avis de passage dans la boite aux lettres de Yann Moix, alors je me demande si ma visite à Reflets du Temps en sera récompensée par Madame Renaudot.

 

Expliquez, s’il vous plaît, et le besoin, et la procédure, et les objectifs :

1 – Lire en plusieurs fois, comment vous est venue l’idée ?

J’ouvre plusieurs livres à la fois ainsi je nourris mes besoins différents d’un moment à l’autre. En ce qui concerne Naissance je me suis dit que ma curiosité serait vite rassasiée si naître prenait mille trois cents pages

 

2 – Quand avez-vous senti ce besoin ?

Ma croix a été vite dotée de trois milles autres raisons, je n’en donnerai que deux : la première est que je suis comme Moix réduite à me demander si je suis juive ou arabe ou les deux à la fois, la deuxième est que je serai bientôt Renaudotisée et pendant ce temps je serai obligée d’être moins tendre avec moi-même et mes habitudes de miraculée de la vie.

 

3 – Quand le lisez-vous ? Quand ça vous chante, ou avec une ritualité d’horloge ? Si c’est le cas, Naissance est-il un livre du matin ? Du soir, de pluie ou de soleil ?

Dans le métro j’aime regarder les gens, tous ont une histoire sur leur visage que je prends la liberté de lire.

 

 

4 – Où se passe ce moment ? Dehors ? Dedans ? Où, dedans ? Couette ? (dessus ? Dessous ?)

Je lis Naissance dans mon lit, calée entre une montagne de coussins dès que le jour tombe. Je ne sais pas lire au soleil, je ne sais pas lire dans un jardin public, je ne sais pas lire dans une salle d’attente, il me faut une solitude d’enfer, je suis une possessive, ne permets pas à une mouche de passer sinon je deviens une terroriste.

 

 5 – En silence ? Même dans le métro ?

-        Acceptez-vous du monde chez vous, quand vous lisez ce Renaudot, ou exigence d’être seule en tête à tête avec le bonhomme ?

Naissance ne permet pas de le lire par effraction. C’est un ouvrage exponentiel, au fur et à mesure de la lecture il s’enrichit de lui-même surbooké par une avalanche de montagnes en feu.

Moix le torturé séduit avec ses milliards de molécules souffrantes en leur donnant à chacune un nom.

 

6 – Des tranches de tant de pages ? Ou lisez-vous jusqu’à – mais jusqu’à quoi, justement ?

Après une centaine de pages je me rafraîchis le visage avec Correspondance à trois de Rilke, ou un Nothomb.

 

7 – Que vous apporte ce procédé ? Qu’imaginez-vous qu’il vous donne de plus qu’une lecture cursive ?

Vous arrive-t-il de « sauter » des bouts de Moix ? Ou d’en relire ?

lire Naissance la bouche close en plusieurs étapes juste pour ne pas manquer d’oxygène et arriver au sommet en état de prendre le petit café du matin.

 

 8 Un goût de Moix peu ordinaire, le vôtre, pas la recension de tel ou telle ; dites-nous, qu’on mesure !

J’ai parlé à Yann Moix au cours d’un séminaire au Saint-Germain-des-Prés, il demande qui vient pour la première fois et lui souhaite la bienvenue. Je n’ai pas rencontré un personnage mais un homme ; il ne distribue pas de gage à la petite semaine, aime la contradiction, drôle, d’une densité inadaptée à son physique, Moix est un homme moyen de taille.

Sa présence est perceptible à la lecture de Naissance, d’ailleurs il a besoin du lecteur pour s’extirper du ventre maternel car il en sort à mains nues, ce qui donne au lecteur une certaine liberté. Naissance est pullulement, une constante efflorescence, un bouillon de culture, une giclée de sperme et de particules sanglantes qui vous sautent à la gueule à jets continus…

Je pense à l’effroi du traducteur !

Naissance c’est un vrombissement, c’est un lâcher de milliers d’oiseaux animés de fiel et de coups de bec dont Moix renaît sans cesse purifié par le sang du Christ, car la ligne directrice en filigrane de l’homme Moix est la mortmétaphysique, oui ! Moix est un intermittent de la vie qui a transité par la souffrance.

 

  9 – ah, j’oubliais !! une de vos toiles à proposer en couverture du livre ! Laquelle ?

Mon choix s’est porté sur cette Maternité – « Naissance de mon Algérie en 3000 ans de souffrances », Luce Caggini

 

Questions indiscrètes de Martine L Petauton / RDT

 

 

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Dans Naissance maternité est un cadavre par défaut, à mon avis c’est une mère porteuse mal rétribuée qui a mis au monde Moax le Maure.

Ah ! ne pas prononcer en permanence le nom de Yann Moax les zygomatiques en prennent un coup,

  • Lu: 265

16/05/2014
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Soleil délivre moi pendat que j'embrasse la mer

http://www.refletsdutemps.fr/index.php/thematiques/actualite/ecrits/item/billet-fou-soleil-delivre-moi-pendant-que-j-embrasse-la-mer


14/12/2014
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"Véritatis Splendor "

 

 

 

 

 

« Véritatis Splendor »

« Vous n'êtes pas plus surs qu ' un tison ardent sur la glace » F.Nietzsche

 

 

 

Délivrée de ses rites,

bouleversée

Reconduite, remodelée

par le signe transparent

le plus puissant qui

puisse parvenir jusque

Sur la terre,

« l ‘Amitié du Ciel » ©LC

 

 

 

.

Même des centaines d'ordinateurs ne sauraient contenir mes frénésies ondoyantes retraçant mes orageuses nombreuses mers animées de montagnes nouées de ramifications amoureuses inondées dans des mondes manichéens sans que je puisse marginaliser mes passions .

« La vérité est dure » .

 

Sale  histoire de rêves qui partent en fumées à Long Island .

Faire  disparaître une ombre après une autre, ça ressemble à un programme  de destruction bien ciblé.

Raser  les vestiges d'un passé habité c'est un emploi à

plein temps .

Cette  demeure appartenait au film de Gatsby. J ‘ai rêvé grâce à lui , j ‘en ai eu plein les yeux .

Je  n’ai pas le sens du pèlerinage, je n ‘ai pas en moi, ce  temps  de pèlerinage.

Voir est un bonheur , savoir  est aussi un bonheur éblouissant .

Un souvenir ressuscité vaut mieux que l objet qui le matérialise .

Une maison éventrée est un provocation ,un  serrement du coeur .

Je sais Long Island, je connais Long Island et cette demeure mythique que je ne ai jamais vue, seulement  inaccessible à ceux qui ne savent pas que la mémoire de la vérité c'est la magie du rêve. Mais un envers c'est comme un marin dans une mer sans sel ! Long Island a vécu des heures qui  me sont étrangères, mes propres vécues .

Fallait -il le faire en douce sans exhiber la brutalité d’ un pragmatisme  exterminateur !

Reste  la pellicule de ces murs, et la petite chanson -il ne faut  pas briser un  rêve qui devient l ‘oeil qui statufie l ‘ homme d’affaires à son seul pouvoir d’exister en  comptabilité .

Madame Bovary , a -t-elle existé ? Oui et non, sporadiquement . Elle n’a jamais  déclenché le moindre rêve .

Daisy est arrogante elle n’a que le charme du rêve de Gatsby.

L’éclatante blancheur de la naïveté ne lui sied pas .

Le champagne est ailleurs dans les murs de cette fastueuse demeure.

Mais cela nous appartient en propre .

  Voir est un bonheur , savoir  est aussi un bonheur éblouissant du mourir de désir de revivre .

Aujourd hui la nature est mugissante. Je la regarde

d' en haut. Je prends une centaine de photos de ces choses rugueuse , résistantes , monstrueuses aussi que je sais éternelles : les rochers .

La mer est en majesté , une monstrueuse majesté de chevaux blancs incrustés dans ma chair agitant tous ensemble leurs crinières régnantes réellement sur les gris des mers muettes .

 

C'est dans un état de dissolution perpétuelle que éraflée, sans abri , occupée à dessiner des croix nomades sur des murs de carton , en plongée , en élévation, je résiste entre deux rochers abruptes et .. Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart.

 

Mozart ? Quoi ?Mozart ?

Distance ... magnitude mille ... le ciel et la terre en Un ...

Jabot de dentelles et velours sanglant

« Le temps est mon art ..-

Antoni, peut -t-on remonter l ‘art du temps ?

Oui en restant joyeuse et charnelle

Pari de bonheur sans comparaison avec ce qui a été connu, vécu ,initiation à la lettre des arts de cette sacrée muraille de Chine que tu as traversée .

-J’ai mis la main dans le ventre de l’amphore ,il n y a ni haut ni bas,ni côté droit ni côté gauche. J‘épouse ses formes, je choisis mon espace comme une petite graine en liberté,à tout jamais transformée ».

 

Mon père , mon amour de père a été égal à un grand soleil , mon fils , ma mère dont les murs célestes burinés de souffrances et joies sont ma source de vie, naguère vous étiez mes êtres les plus chers , aujourd hui un immense drap de deuil me cache la terre et me voile les yeux pareil à un orage noir .

--Ma fille a toujours eu besoin d’ un para tonnerre avec elle mais l ' orage a été nourrissant pour être une grande artiste , même si la douleur est grande,

 

L'envers de la vérité c'est comme le mental qui perd le pouvoir dans cette aventure universelle de la vie marginalisée à magnitude mille sanglante venue à terme, après , pareille à un combat entre bêtes féroces .

 

Ma vie comme un oiseau marié à un ouragan , un oiseau qui aurait besoin d'être bercé par une vague .

 

Sous ton aile

Qui es-tu ?

Dieu qui es- tu ?

- En dedans , en dehors , tout autour .. Roue ..

Je joins la mutation des ondes des musiques, tu auras vu mon amour pour éternité depuis toujours, je suis maître de l’ univers, je joins la marge et la vie de tout.

- Toi qui rendrais aveugle l’ organe de la vue tu illumines l’âme ...Maitre de l’ univers, joie et marge de vie et de mort tu as cheminé dans deux mondes et celui de la douleur et celui de la montagne du C hrist tel un coeur musical. .

 

Voir l 'envers des choses avec cette insistance , ce fut ma faiblesse contre cette obstination des hommes à « casser » le temps tous les 365 jours alors que le Temps ne se casse pas . La preuve : le temps tourne sur le Temps sans le dire et sans le montrer .

Mais rien ne permet de s ‘ empêcher de penser que nier le mur des heures c’est narguer le monde des arpenteurs de la terre uniquement par amour de la munificence de la mort .

Mais le temps prendra le temps de murmurer à chacun : béni soit le moment présent.

 

 

 

 

 

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C


17/11/2014
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Un seigneur nommé Massoud , chanté par Voce Ventu


29/07/2014
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Ajaccio .....Antpoinette Scala , une voix en soie et en couleurs

 

 

 

 

 


Ajaccio ….Antoinette Scala , une voix en soie et en couleurs .

Mariage miraculeux de la voix et un son d’ une clarté sombre …. Une lumière dans un petit coin de paradis pris dans la mer et dans la ruelle des Trois Marie in Corsica où je le suppose, les voix des anges sont nées .

Ce fut juste avant le diner . Nous sommes à « La Paillotte » chez Gérard , c’est notre ami. C’est notre cantine . Le choses se sont faites naturellement comme tout ce qui ne doit rien à aucun doute possible .

Dans ma conception de l’art il y a deux paramètres : être dégagé du poids de la technique et le reste …. qui unit jeux et forces des cieux et des Dieux de l’ Olympe .
Dans cet art de la voix et des chants d’ amour , on est rarement transporté dans un mariage réussi .
Gérard nous conduisit dans sa voiture et là nous avons été les auditeurs d’une performance vocale , une forme du génie méditerranéen , l’art d’ une performance corsée de maitrise et de feu . J étais sous le charme de la passion du renascimento du monde de la voix dite humaine .
Nini chantait, les portes des entrailles de l’île en majesté s‘ouvraient .
Antoinette Scala dite Nini que n’aurait pas renié une Elisabeth Schwarzkopf, nous bouleversait.
Une palpitation venue on ne sait d’où.
Avait -elle appris ?
Je ne crois pas .
Mais elle pouvait bénir les cieux de son timbre avec sa communion de contre -ut et de rares pianissimi .
« Amore bacciami » … « Domani,  »… « Stami viccinu »… Nous étions vraiment prés de quelque chose qui n’ avait pas de nom .

Mais Antoinette Scala est née dans la grotte du Mont Cinto avec les ailes et les ramifications des jeux des soufis et des sourates de la planète mariale en toute plénitude et en douceur comme un petit oiseau ajaccien dansant et sifflant «  Marinella chi …chi » pareil à Tino Rossi mais avec une musicalité des plus chargées d’ émotion que j’ai jamais entendues dans mon parcours au sommet des plus grandes réalisations musicales et vocales du monde .

Le lendemain sur la terrasse de « La Paillotte » Nini prenait le soleil toute vêtue de blanc . Je courais vers elle émue pleine de respect pour cette grande dame et c’est naturellement que je l’ai prise dans mes bras .
Avec une infinie tendresse , elle me dit : «  reste avec moi ma chérie , je vais te raconter la Corse que j’aime tant ».


17/07/2014
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