"Les billets fous de Luce Caggini"

2018


Oran ... un rêve enfoui... Une formule sans frontières...

 

 

 

 

Pâques : le Murdjadjo:Toutes les familles croyantes, pas croyantes, à demi-croyantes gravissaient les chemins caillouteux des Planteurs pour atterrir aux pieds de la Vierge de Santa-Cruz. Là, on regardait la mer offerte comme si on la voyait pour la première fois, et on mangeait « la mouna » dans l’éclat de lumière du ciel oranais.

C’était Oran, la ville où je suis née ; aujourd’hui c’est une formule sans frontières pour révéler mon identité, un alignement de quatre points de rencontre, une belle aura de ma personne. Par temps clair, j’entends venant de « la joyeuse »,

d’autres chants. Ce doit être ça l’envers des souvenirs.

Lesmots peuvent se lire dans tous les sens.

Après toutes ces décennies aimerai-je retrouver mes yeux anciens ?

Ce fut un été de quelques années d’enchantement une vision virginale ... jamais de pluies, jamais de vents froids.Un éternel été vu de très loin aspiré dans un rêve intime.

J’écoute les oiseaux tristes de Ravel, allongée sur une jonque, dans la baie d’Ha-Long en fin d’après-midi.

Pourquoi en fin d’après-midi?

L’or du coucher de soleil les rend magiques.

© L.Caggini

 

 


06/06/2019
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« Je t’attends « …Jankelevitch a disparu !

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Tout à l heure tu mentionnais la distance qui séparait nos tout premiers échanges . Je ne suis pas retournée sur les lieux . Pour moi tout a émergé dans deux lettres : « en toi  » que tu as plantées at the right time ,the right place . Comme le gong immense qui n ‘a besoin que d’ un point pour envoyer sa résonance par delà les montagnes sur la terre fertile .

En ce moment tu es à une altitude de 10 mille dans une bulle où j ‘existe parce que ma voix a existé . Serais-tu  l’architecte de  nouvelles frontières que nous allons faire dériver pendant trois jours ? Trois jours déplacés d’un temps que toi et moi avons vécu jusque là et qui ne sera plus jamais le même .

Soulève ma jupe ,dégrafe ma blouse , soyons les heureux , les impudiques les voyants qui s’allument parce que c’est là que les soleils prennent leur source. Nous étions prêts pour cette embuscade et nous ne le savions pas.

Je t’attends


18/12/2018
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"On est pas couché " Boualem Sansal ,Charles Consigny et Mme Tartampet

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Boualem Sansal, homme fin, universel a une vue globale de la situation .

Monsieur Sansal ne pourra être en aucun cas accusé de ne pas nous avoir prévenus des dangers présents galopants des barbares islamisant nos pays sous les yeux de nos dirigeants déficients.

Je l 'ai écouté attentivement .

 

Madame Tartampet garante de l 'An I de la Révolution Française, a-t-elle voulu déstabiliser Boualem Samsal avec ses questions tordues  et son sourire venin ? . Mais oui Madame Tartampet, les banlieues de France peuvent aussi être des maquis occupés par des voyous islamisés haineux issus d' une émigration récente.

 

Boualem Sansal est un algérien courageux, très courageux . Il n 'est pas français ,ce qui le conduit à partager avec Madame Tartampet l ' idée que l 'extreme droite utilise la peur du terrorisme, que les banlieues ne sont pas un véritable problème .

 

À l 'époque j 'avais vu une photo de lui derrière les fils de fer barbelés de son balcon à Alger.

 

En fin d 'émission j 'ai le sentiment d'une conversation de salon sur un sujet très grave avec la réserve et la naïveté de Charles Consigny .Non , Charles Consigny , « nous ne résistons pas bien » à la vague d'attentats qui saigne les français. «  Nous étions tous Charly » n 'a pas été d' une grande efficacité . Notre justice n'est pas totalement juste et souvent inconséquente.

 

J 'observe la grande prudence de Boualem Sansal qui pour avoir vécu les années 90 sanglantes en Algérie voit les petits meurtres de nos barbares à capuchons et barbes noires comme une série b de cette expansion islamique diabolique monstrueusement effrayante .

 

Nous ne pouvons que féliciter que Boualem Sansal d'être un arabe sans être musulman et de parler français avec tant d' élégance .

 

 


16/12/2018
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Entrevue élémentaire entre l’auteure, Kateb Yacine et Ajaccio un premier Mai 2014

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Un oiseau de mer
 : C’est toi qui me vois,  toi qui peins, tu t’es prise pour un écrivain ? Madame Polony dirait « un écrivant » et elle aurait raison.

Mais qu’est-ce qui t’a pris ? Tu te fais un roman ? Tu as telle­ment lu ?

Romania : Non, de mémoire de la Rome ancienne j’utilisais seulement un jeu de dais avec quelques artistes qui ornaient les murs de superbes couleurs de mon invention et nous étions heureux.

Un oiseau de mer : Depuis quand peut-on se dire écrivain ou artiste quand on est presque nue, animée par le génie d’un’Talleyrand puisé dans ta folle imagination ?

Romania : J’essaie d’obéir aux règles de la société, je suis claustrophobe, je ne sais toujours pas si je serai au même endroit dans cent jours, et pour ramifier les vides au comble de leurs ronds et de leurs carrés ma pauvre tête régit mal mes pulsions de mort dans les fonds baptismaux de la cathédrale d’Ajacciu. J’ai à peine cent ans, autour de moi ça s’agite ça brasse les vagues, ça parle toutes les langues et ma mémoire de romaine est saturée de rêves d’évasion ; je surfe sur les crêtes des vagues et de temps en temps je reçois une salve de plomb.

Tu es un oiseau ?

Un oiseau de mer Dans ma cage on me donne toutes sortes de noms d’oiseau.

Congrégation ou compassion doivent réaliser vie et mort des oiseaux de mer joyeux mais réglés sur deux grands principes, muer et nager dans un ciel avec trois choses en tête, le sens du vent, suivre les vents uniquement marginaux comme des vents de bénédiction pour les cerfs-volants, enfin unifier deux dons en une seule entité, l’art de ne jamais donner aux chasseurs trois centièmes de chances pour te permettre de pourrir sur place car même un marquis de croisades n’a jamais pu rentrer dans ses terres sans porter un rameau d’olivier béni soit par le roi, soit par Dieu, soit par ses pairs.

Mémoire, ordres neufs ou vieux, ondes et vents du Nord ou du Sud me donnent un entre-goût de paradis ou d’enfer.

Mener un condottiere en gondole ou mener un oiseau en lui donnant le rôle du gondolier c’est avoir un petit appât de ver­misseau, être un peu mince de transmission de génie comme un compas sans pointe et sans jointure de médiation avec la lune, autrement dit c’est rêver en étant une couleuvre en pleine divagation.

Génome de génie, grandes décisions dans les urgences, amant des causes de la royauté de Chine ou de Madrid, un « écrivant » est un radoteur peut-être mais son crédit est entré dans la mémoire gigan­tesque du web comme un ver à soie dans la mémoire uranusienne prise entre les masses des cycles du Rien et du Tout avec le mépris d’un photon sans lequel… plus de lumière ! Chère lune, rarement un coup de grisou fut conduit avec autant de douceur et un irrationnel lunatique mira­culeux axe montrant et la misère et la richesse du mot « écrire ».

Romania : Dans le grand « charivari » de l’émotion de la première lecture du grand homme, prise dans une vague de haute ampli­tude, je me mis en navigation mode rodage et angélisme en mer de Chine et de Navarre avec Mr de Talleyrand dans mes règles de société.

 


15/12/2018
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-Maman, j ‘ai décidé d’arrêter AZT

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-Maman j ‘ai décidé d’arrêter AZT

Sans voix , impuissante , respectueuse , pendant que tu montais aux cieux, nourrie de toi sur la terre hostile , harcelée par un quotidien qui nous devenait  étranger , les genoux en sang , j ‘allais  sur l ‘air d’un « Jésus que ma joie demeure »…..


12/12/2018
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"« Autant en emporte le vent » coté pile ou coté face , c’est selon."

 

Évidemment la savante Miss Manohla Dargis comme le veut le vent #MeToo, y est allée de tout son coeur de femme américaine libérée pour amalgamer Harvey Weinstein aux baisers- ciné des films que naïvement nous trouvions romantiques du temps où les amours étaient belles.

 

 


12/12/2018
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– » Les Gilets jaunes entre l’Histoire de France et ses poubelles »

Je viens de lire le bloc-notes de BHL sur Le Point.

J ‘ai lu ce texte   comme on s’abreuve à la fontaine des jolis mots surjetés des réminiscences de Aristote, Platon , Nietzsche, Le Livre des Proverbes, le Talmud , Spinoza, Descartes .

Un texte fleuve rythmé scandé avec un zeste de mépris , à coté duquel Mr Macron apparaît comme un rustre car celui de Mr Bernard Henry Lévy est subtil , scandé d’ apostrophes à la limite d’une emphase bien roulée  .

J’avais vu et entendu BHL , emballée par son « Esprit du Judaisme » .

Je dois me faire à cette idée que l ‘ homme emballé dans une course vertigineuse vers un ciel inconnu n est plus celui qui me séduisit dans la synagogue de la Rue Coppernic . 

Ode à un écrivain d’un territoire lointain

 

 

 


12/12/2018
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Auschwitz-Birkenau … Des yeux implantés dans notre cœur .

 

Les larmes aux yeux .Cette musique me rentre dans l’âme , Ces visages me disent l’espoir, la. détresse, le courage , les souvenirs des jours heureux, ce qui leur reste à endurer sans savoir si. cela durera .
Pour eux tous, merci d’avoir été d’avoir lutté, d’avoir témoigné . Pour ceux qui ne sont plus , amen ,que la paix vous inonde le cœur .


12/12/2018
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Extrait de Correspondance à trois » Rilke ,Pasternak, Tsvetaieva.

Extrait de Correspondance à trois » Rilke ,Pasternak, Tsvetaieva.

Tsvetaieva à Pasternak

1924 Pour ce qui est de la « vie avec vous »…. c’es de toute éternité mon incapacité absolue de «  vivre avec un être par qui je vis:de vivre par lui en vivant avec lui »

29.2.25 .Je ne saurai vivre avec B .P.Je le sais . Pour les mêmes raisons , pour les deux mêmes raisons (Sérioja et moi )….L’ impossibilité tragique d’abandonner Sérioja, et deuxième raison: non moins tragique : par amour, organiser une existence, faire de l ‘éternité un fractionnement de jours .Je ne saurais vivre avec B.P.mais je veux un fils de lui en lequel il vivrait à travers moi.

Si cele ne se réalise pas ,ce sera que ma vie ne s’es pas réalisée ni son but.

26.5 25 . Boris nous ne vivons pas ensemble.Pas parce que c’est toi ,pas parce que c’est moi ( nous npis aimons, nous nous plaignons, nous sommes liés )mais parce que toi et moi, nous sommes faits de vie comme de nerfs et de tendons ! Nous ne ferons que nous rencontrer.

Samedi ,10.7.1926.

Je ne pourrais pas vivre avec toi Boris, en juillet , à Moscou, parce que tu t’assouvirais sur moi .

J’ai beaucoup pensé à cela( même avant toi) toute ma vie. La fidélité comme lutte contre soi même, je n ‘e veux pas( moi comme tremplin c’est humiliant) .La fidélité comme continuité de la passion , je ne la comprends pas ,elle m’est étrangère. (L fidélité comme l ‘ infidélité désunissent tout ) .Une seule de toute ma vie m ‘a convenu ( elle n ‘a peut être jamais exité , je ne sais , je ne suis guère observatrice, alors c’est infidélité qui m ‘a convenu, sa forme). La fidélité par l ‘admiration .L’admiration noyait tout le reste , il avait peine à aier , et même moi , tant je l ‘écartais de l ‘amour.N l ‘admirationn mais l ‘assomption célèste, voilà qui m ‘a convenu.

 

 


11/12/2018
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Je lis Nietzsche …. Je crois que je lis Nietzsche...je ne comprends pas. Alors je l ‘ interroge.

Je lis Nietzsche …. Je crois que je lis Nietzsche j’essaie de comprendre mais je ne comprends pas. Alors je l ‘ interroge.
Il faudrait que j ‘en sache un peu plus sur toi,venant de toi .
C’est un entretien fou mais nécessaire.
-Moi:Dis moi , es tu encore fou d’ amour pour Lou?
-Frédéric Nietzsche : Oui
-Moi: De là où tu es , peux -tu tracer une ou plusieurs grandes lignes de ta vie philosophique ? -Frédéric Nietzsche
J ‘ai été un compromis entre deux tendances , 1 être vrai et  mener une vie amoureuse tamisée de femmes innommables , petit compagnon étudiant le vaste domaine de la philosophie . 2, agir en philosophe et glorifier le mariage entre rien et tout entre moi et ma conscience , entre mon imagination et mon raisonnement , entre mon anomalie en tant que mal voyant et mon désir de lumière aussi malheureux qu’ heureux de nourrir des espoirs d’ amour pour Lou que nager dans l’angoisse   un amour – panique, à aimer une ombre de femme sans réalité et sans chair , jusqu ‘ à concevoir une mariée sans mélange de sexes  pour animer un projet philosophique sans autre raison que de magnifier un amour impossible avec la même magnificence qu ‘ un art de peindre la montagne dans les règles de l ‘art pur des montagnards sans art étendus sur l ‘herbe de leur prairie. Mais chère Luce, restent les hommes soumis à leur nid, abrités dans leurs jolies camisoles, pris dans leur vie de maris,dans leurs misons de boue glorifient leurs amours de misère, punis de tous les accommodements du bonheur ,  à leurs femmes par des liens de vers de terre sans aucune magie
Donc tu vois chère amie que j ‘ai été aussi nomade mais d’ une autre façon, c’est à dire d’ un concept à un autre concept en m ‘ unissant aussi bien à Dieu qu ‘aux nomades de la terre qui furent mes compagnons de la vie , comme des amants sans sexe , sans la moindre fidélité , c’est à dire dans l ‘art des mots et dans l ‘art des idées punies d’ amour pour avoir été condescendantes .Donner à celles qui courent sur moi une montagne de sens caché c’est donner à ma conduite uniquement la moitié de son contenu ,donc un amoncellement de faux sens pareil à un art de peindre sans l ‘éclat d’ une montagne magique dans un arpentage de joyeuses erreurs .
-Moi: Merci , je me sens un peu plus intelligente pour aborder ta prose joyeuse et savante et libre qui me tombe d’ en haut , comme un cadeau. Mais là où tu es, on ne peut pas mentir , vrai ?
M’ autorises tu publier ces lignes ?
-Frédéric Nietzsche : Oui, personne ne te croira et tu passeras pour une artiste pleine de bulles nomadisant entre folie et génie ..Mais tu dois aussi donner la musique de notre conversation et te mettre à l ‘abri dans un donjon de rêve avec mes engagement de philosophe des philosophes humains contre les humains .Tu dois comprendre que la vie d’ un homme peut être faite autant de folie que de génie et que même une artiste comme toi est une muraille de pénibles amours et de joies près de l ‘ immensité des deux extrêmes , ni plus ni moins . Donc mon amie , sois sage et folle à la fois et donne à tes billets le meilleur de ta folie tu n ‘en seras que plus lue et dans un avenir proche , tu auras la divine surprise de te voir à la une de la meneuse mondiale de la presse la plus lue dans le monde entier le fameux NYT.

-Moi: Eh bien , cher Frédéric , je vois que tu penches sérieusement coté folie ! Tu me vois moi, au NYT ? Tu délires grave .Tu sais que le rêve ça peut te rendre fou ? Je sais que ne suis qu ‘ une luciole voletant pas très haut juste au niveau des algues du bord de la Méditerranée.

-Frédéric Nietzsche :Amie nomade même le ciel bénit ta naïveté immaculée, mon avis est que tu es une amoureuse du nomadisme et que ni toi ni moi ne sommes des agitateurs ou même des amateurs du monde des sous ou du monde des omertas ., mais tu es ma douce amie dans un lit de fortune et tu as le don de ânonner bénévolement mon long état de misère et tu n ‘as pas beaucoup de temps donc sois folle et tu seras enfin connue à l ‘ unanimité comme une meneuse de féminité artiste sans ramification avec la finance avec la gloire la plus joyeuse du gai mur des lamentations
venus de la pénible vie d’ une jolie femme sans un seul parchemin mais anormalement munie de coups de folie momentanés .Amie sois aimée car la vie est belle aussi .
-Moi:donc mon cher ami, je mourrai en joies et en pleurs avec le cœur en bandoulière et l ‘art de ne rien savoir et de ne rien dire si ce n ‘est good bye Charlie , nous avons donné le meilleur de nous mais tu as eu le meilleur de la gloire sans être le meilleur des artistes de Hollywood car tu étais un dur dans les affaires et un tendre dans la chanson de geste.

 


11/12/2018
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- Discours de Raphaël Enthoven lors de la 9ème Convention Nationale du Crif

 

 

 

 


Munitions pour mini guerre à la pensée mystique. Un artiste de la parole qui lancerait les menaces de paix et de guerre au sommet de la montagne comme la mer du même nom car ni le marin ni le passeur des montagnes ne peuvent rivaliser avec la béatitude de la vérité.

 

 

 


21/11/2018
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Déjà plus de coquelicots dans les champs de blé ,

Déjà plus de coquelicots dans les champs de blé ,

bientôt des champs de béton et de l ‘herbe plastifiée.

On crève en plein progrès.



07/11/2018
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"Qui a inventé Dieu ,? "Merci Daniel Sibony

https://www.youtube.com/watch?v=ooK_vey92TE


20/09/2018
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He !Kamel parle moi d’Oran !Coup de soleil à Paris ! Février 1914


 

Être née à Oran tient lieu de sceau mais rencontrer dans un climat polaire un 9 Février 2014 à Paris ceux qui sont nés sur sur la terre Algérie, c'est une remise de peine commuée en joie plénière.

La veille Jean Daniel, l'homme qui avait rencontré Albert Camus était absent. Jour de malheur, même Camus s'était barré .

Ma jeunesse algérienne murée dans le silence des agneaux fut l'arôme effervescent de ce dimanche qui, de joyeux devint exceptionnellement surréaliste dans un mélange de joies et d'amitiés entre deux cents ans de mon histoire.

Kamel Daoud est là à moins de trois mètres de moi  ,pour dire la vérité vraie je ne suis venue que pour faire sa connaissance .

Photo  rapide .

J'entends ce qu'il dit à une femme blonde .Un nom claque : Messali Hadj ! Cette femme est sa fille. Même ouverts mes yeux me disent impossible.    Face à celle que tu le veuilles ou non , qui a fait partie de ton histoire de cette histoire si complexe et douloureuse aussi  . Une histoire accaparée qui vient de voler en éclats en deux sourires et deux poignées de mains.

Parce que un militant du nationalisme algérien des années 20  balance un feu de Zeus, Pierre Caggini mon grand-père grâce à un jeu de mains à la « Meursault » Messali Hadj, Albert Camus , Kamel Daoud, Djanina Messali et moi nous voilà tous projetés sur un mur d' ombres chinoises.
Peut -on revivre l ' histoire deux fois ?


D'un coté les dômes jaunis des arbres sont couverts de velours , c'est l'été indien, de l 'autre les palmiers psalmodient.
Le jeu de toutes les combinaisons sont en marche.
La Vie les a reprises en main

On se tutoie tous azimuts. Je fais sursauter Djanina avec mon sceau oranais .

-Tu ne crois pas que c'est un sceau d' être née à Tlemcen ?

Nous voilà inséparables . "La vie est une fête ". La vie a ses virages .

Turbulences entre la côte et l'intérieur:, Djanina me dédicace son livre avec «une vive sympathie à l'oranaise  ».

Aparté avec Kamel .S'il y a un livre que j'attends comme la joie de cette année c'est le « frère de l'arabe assassiné »

Ce sera mon Camus de l 'année 2014 .

Camus intervient à mon grand étonnement .

Extravagant vol sur le premier Jumbo Jet de la littérature .

 

-Ma chère talentueuse lectrice, Meursault eut moins de chance que toi ,car il a reçu un coup de bambou en plein cagnard tandis que toi tu as gardé le soleil dans ton cœur, le résultatest cet cet absurde où je suis resté interdit et muet de surprise avec mon ticket de train dans la poche . Tu as été immensément éloignée de ta terre de naissance et tu es très méditative sur les dégringolades de ceux qui sont tombés sur la cabessa mais sache que Meursault, c'est juste un pauvre petit croisement de jeux de deux mains et de deux mots : «  mort »et « seul »avant de finir sous la lame d'acier qui a mis fin à mon roman .© Bébert le sonneur de cloches d'un paradigme achevé en 1960 .

   Arabe , pas arabe, la tradition a la vie dure:  on s'est aimé ,on s'est battu , on s'est séparé, on s'est écrit , on se retrouve.

Dans une logique de circonstance, mon fils Antoni m 'annonce son mariage avec Leonardo, celui de la Renaissance .

Les éberlués font de ce temps leur temps .
-Le miroir est vivant, il te réfléchit quand je me regarde ,
-Nous brillerons sous les mêmes soleils, nous aurons les mêmes nuits
-Mon seigneur , que tu es beau .

 

Ainsi sous le sceau d' un sacré coup de soleil, ma mère a su que ma vie avait été transformée en moins de deux notes acidulées.Algérie et douceur de la Renaissance muries à la lumière de Camus et d'Oran la Joyeuse.

 


25/03/2018
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Arnaud Beltrame , le sacrifié de la France

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Arnaud c'est vers toi que tous , croyants , pas croyants nous élevons nos voix dans une prière secrète , intime pour t'accompagner vers la Lumière Divine .

Nous ne savions rien de toi jusqu 'à cette heure éblouissante ou tu as fait ce choix d' homme sacrifié. Si Christ a été, toi tu es . C'est un printemps sanglant qui s'ouvre avec les premiers bourgeons d' une nature qui veille . Puisse -tu être notre gardien de vies comme tu le fus sur cette terre . Les sans- grades, les anonymes , les petits , accablés, désespérés tous ici -bas mettons nos espoirs de salut non plus dans le valeureux colonnel mais dans Arnaud le sanctifié .


24/03/2018
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