une Chrétienne née sur la terre arabe.

une Chrétienne   née  sur  la  terre  arabe.

Entrevue élémentaire entre l’auteure, Kateb Yacine et Ajaccio un premier Mai 2014

DSC_5643.jpg
Un oiseau de mer
 : C’est toi qui me vois,  toi qui peins, tu t’es prise pour un écrivain ? Madame Polony dirait « un écrivant » et elle aurait raison.

Mais qu’est-ce qui t’a pris ? Tu te fais un roman ? Tu as telle­ment lu ?

Romania : Non, de mémoire de la Rome ancienne j’utilisais seulement un jeu de dais avec quelques artistes qui ornaient les murs de superbes couleurs de mon invention et nous étions heureux.

Un oiseau de mer : Depuis quand peut-on se dire écrivain ou artiste quand on est presque nue, animée par le génie d’un’Talleyrand puisé dans ta folle imagination ?

Romania : J’essaie d’obéir aux règles de la société, je suis claustrophobe, je ne sais toujours pas si je serai au même endroit dans cent jours, et pour ramifier les vides au comble de leurs ronds et de leurs carrés ma pauvre tête régit mal mes pulsions de mort dans les fonds baptismaux de la cathédrale d’Ajacciu. J’ai à peine cent ans, autour de moi ça s’agite ça brasse les vagues, ça parle toutes les langues et ma mémoire de romaine est saturée de rêves d’évasion ; je surfe sur les crêtes des vagues et de temps en temps je reçois une salve de plomb.

Tu es un oiseau ?

Un oiseau de mer Dans ma cage on me donne toutes sortes de noms d’oiseau.

Congrégation ou compassion doivent réaliser vie et mort des oiseaux de mer joyeux mais réglés sur deux grands principes, muer et nager dans un ciel avec trois choses en tête, le sens du vent, suivre les vents uniquement marginaux comme des vents de bénédiction pour les cerfs-volants, enfin unifier deux dons en une seule entité, l’art de ne jamais donner aux chasseurs trois centièmes de chances pour te permettre de pourrir sur place car même un marquis de croisades n’a jamais pu rentrer dans ses terres sans porter un rameau d’olivier béni soit par le roi, soit par Dieu, soit par ses pairs.

Mémoire, ordres neufs ou vieux, ondes et vents du Nord ou du Sud me donnent un entre-goût de paradis ou d’enfer.

Mener un condottiere en gondole ou mener un oiseau en lui donnant le rôle du gondolier c’est avoir un petit appât de ver­misseau, être un peu mince de transmission de génie comme un compas sans pointe et sans jointure de médiation avec la lune, autrement dit c’est rêver en étant une couleuvre en pleine divagation.

Génome de génie, grandes décisions dans les urgences, amant des causes de la royauté de Chine ou de Madrid, un « écrivant » est un radoteur peut-être mais son crédit est entré dans la mémoire gigan­tesque du web comme un ver à soie dans la mémoire uranusienne prise entre les masses des cycles du Rien et du Tout avec le mépris d’un photon sans lequel… plus de lumière ! Chère lune, rarement un coup de grisou fut conduit avec autant de douceur et un irrationnel lunatique mira­culeux axe montrant et la misère et la richesse du mot « écrire ».

Romania : Dans le grand « charivari » de l’émotion de la première lecture du grand homme, prise dans une vague de haute ampli­tude, je me mis en navigation mode rodage et angélisme en mer de Chine et de Navarre avec Mr de Talleyrand dans mes règles de société.

 



15/12/2018
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 14 autres membres