une Chrétienne née sur la terre arabe.

une Chrétienne   née  sur  la  terre  arabe.

J'aimais ce mot : mé-ta-mor-phose.

 

 

luce    mer.jpgluce    mer.jpgluce    mer.jpgluce    mer.jpgluce    mer.jpgluce    mer.jpgluce    mer.jpg
Je vous avais lu. Je vous avais cru.

 

 

 

Il y a donc des creux et des mondes évidés  de mémoire où même les mensonges s’empilent les uns sur  les autres, trahissant les  souvenirs  divins au  fond  de sacs poubelle, où le vrai doit se réinventer, où les amours défuntes , les crimes d’amour remodelant  un parcours font   de  chacun  de  nous un  exilé  de soi ?

 

Je désirais que cet avant -moi s'estompe doucement sans me faire mal, qu'un après-moi prenne place, toute ma place comme une sphère bienfaisante délicate descendant pai­siblement dans mon ventre, d’où insensiblement je deviendrais fleur, étamine, ruisseau pâquerette, feuille de géranium, as­phodèle ou oiseau.

J'aimais ce mot : mé-ta-mor-phose.

 

Je le sentais s'enserrer dans chacun de mes gènes, entre deux gestes, dans le son de ma voix quand je l'éprouvais pour être aimable, har­gneuse, directive, sèche ou totalement neutre .Toutes ces facettes qui peuvent me convenir, m’assaillir, me contiennent autant que je les gouverne.

 

Agitée inondée piratée par le mot, le jour où j'ai découvert mon corps n'est pas le jour où je découvrais ma chair. Mon corps me conseillait le meilleur, ma chair en faisait les frais. Dans le même temps ma raison n'était ni du côté de mon corps ni du côté de ma chair ; un autre corps fait d’une matière soit errante soit secrète, invisible, douloureuse aussi avait son mot à dire.

Mes composantes étant autant  définies  qu’indéfinies cette  alliance fai­sait de métamorphose une note généreuse que je  me plaisais  à convertir en  un point d'orgue.

 



13/11/2016
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 13 autres membres