"Les billets fous de Luce Caggini"

À ma soeur Gilda Bessis ,les années passent et ma Gilda ne cesse de grandir dans mon coeur . Elle qui me disait " Tu mérites d'être juive , toi !

15 Août 2016

C’est un jour où mon amie Gilda Bessis me manque cruellement . Je suis sur la plage , il fait très chaud , les gens ont l ‘air heureux , les enfants crient leur joie de vivre leurs corps dans

l ‘eau .

Je ne sais pas comment appeler cet état au cours duquel les yeux se ferment et les visages amis deviennent présents. Peut être les éclats des bleus insoutenables , comme sont les forteresses des souvenirs des jours heureux qui prennent les lieux et places du reste de l ‘ huma­nité étalée à sécher sous un soleil de plomb dans une parenthèse dont quatre lettres « amie » ont fait de deux vies un présent-passé impérissable.

Je lis et relis « L ‘esprit du Juridisme »de Bernard -Henry Lévy . Aurions nous pu nous croiser ? Oui et Non! C’était ça aussi l ‘Al­gérie .

C’était une dimanche après midi à Paris . Avec mes trois enfants nous nous attardions devant la vitrine de Vercel à Paris qui expo­sait Dali. Je n aime pas l’œuvre de Dali , cependant sa « Montre molle » attira mon attention .Cette œuvre avait tout pour me sé­duire:les chiffres qui s’ amusaient du temps , le temps qui détalait parce que le temps , il s’en tapait . Et moi les arrogantes indisci­plines j ‘aime ça .

Nous étions un petit groupe attiré devant cette « montre molle » une femme , son mari et ses trois enfants ainsi que ses beaux – pa­rents et sa mère . Pour le plaisir de l‘échange nous avons fait quelques pas ensemble ,abandonnés à quelques réflexions sur

l ‘art .

Ces quelques pas sur l’Avenue Matignon ont compté parmi les plus intimes de nos vies . Celle de Gilda ainsi que la mienne .

 

Gilda fut pendant des décennies l ‘ Amie , la sœur la confidente la sage dotée de cette sorte d’ intelligence curieuse qui lui faisait ap­prendre le japonais , l ‘art des signes et tout ce qui pou­vait enrichir un être de vie . Elle fut un pilier de mes cathé­drales en folies avec cette voix douce, enjouée qui m ‘avait fait une place dans son cœur accueillant toutes mes incartades sans que jamais jugement ne soit émis . Gilda a tout su de moi elle fut un cadeau dans ma vie . J’ai fait partie de ses repas familiaux au cours desquels autant sujets philosophiques que histoires juives fai­saient de ces instants bénis des gens qui s’aiment .

 

Je disais plus haut que je lisais « L ‘esprit du Judaïsme » . Chez Gilda Bessis née Scialom c’est la pensée universelle qui prési­dait dans sa maison .

 



16/08/2019
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