"Les billets fous de Luce Caggini"

Après Hypnos... Te Deum- Part One

 

 

Saison de la terre qui meurt en crescendo pour devenir le puissant, l’amoureux, l’Homme de la mémoire des morts, des racines, des arbres, des nuits de méditation réanimées par les vents musiciens des mers parcourant les montagnes sans oublier les chemins creux des villages, les médinas, les clochers des églises, les temples et la grande muraille de Chine.

Chaleur émise du fond de la terre. Émanation d’un feu des urnes des rois et reines d’un monde tectonique qui mettent en léthargie les ondes mugissantes et vociférantes des terres du vieux génie des arts de la Renaissance régnant depuis quatre et cinq siècles sans une écorchure. Trahisons, hésitations, peines, repentirs non pas enfouis à jamais mais simplement en état d’ hypnose.

Le charpentier flamboyant d’amour et de patience pour les existences futures, posant un regard apaisant sur les êtres et les choses à venir, désarmé de toutes calomnies et menaces, est à l’œuvre.

Juste temps de l’ensevelissement comme pourrait être une île ignorée irriguant le vaste monde des artistes à naître, des poètes, de tous ceux qui verront dans un brin d’herbe l’enchantement de la forêt de Brocéliande, qui dévoileront la beauté chez de nouveaux esprits dans le monde de la pensée où vie et mort sont bien les deux épreuves d’un même engagement. Mais entre les deux, deux temps : celui de la grande découverte de soi et celui de la source du même soi.

Y aurait-il une mémoire dormante dans la magnitude d’une terre en pleine effervescence animée des mêmes agitations que le ciel ?

 

 



02/06/2019
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