"Les billets fous de Luce Caggini"

Ces hommes qui écrivent leur terre -Les Algériens -

 

Comment suis -je  liée aux littérateurs algériens ?

En chacun d’eux j’ai été, je suis.

 

Fierté et suffisance d être née à coté d’eux, ça a l‘air assez naïf , pourtant ça veut dire beaucoup. Rachid Boudjedra n‘est pas des plus chaleureux mais je ne peux me soustraire à ses écrits, et pour dire ma vérité avec l‘age il devient immense.

j’emprunte à Kateb Yacine , ces mots tout simples et que je fais miens : « Maintenant je ne suis plus seul » .

Je crois que tout est dit. Dans mes veines, « Le sang impur » est étranger .

Qu‘ont ils ces hommes de lettres de plus que les autres ?

Un incessant chapelet de questionnements, une violence sans fard de la terre, du pays plein la gueule. Ils  ont  aussi  la tendresse  des amants  de leur terre.

Je confesse, j‘ai vécu dans un pays que je ne finis pas de découvrir. Une passion aveuglante égoïste sensuelle beaucoup plus puissante que celle qu’aucun homme ne m’a jamais apportée n‘en finit pas de tisser ce lien sacré.

Ainsi, moi, l ‘indépendante irréductible je découvre que «  tribu » me lie, me couvre de bijoux importables .

Identité se voit, c’est même la première chose qui se voit chez un être .Oui, mon nez, mes yeux, mes attaches, mon arrogance chantent à l ‘air libre l‘essentiel de ma vie .

Quand je partirai ceux qui m ‘aiment souffriront mais moi, je rejoindrai la source .

 



30/10/2011
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