"Les Billets fous de Luce Caggini"

Convalescence en roue libre : Friedric Nieztsche aussi .

 

Guerrier  avec armoiries.jpg

 

-Friedric Nieztsche : Convalescence en roue libre .

 

 

 

-Le Fils

Ma destinée a pris un drôle de tour le jour où mon médecin a été très franc avec moi.

Mon cheminement mené amèrement me donna le même goût qu 'une coupe de mauvais vin aromatisé d' une dose de marron d'Inde mariné dans un mauvais jus de café donnant à ma mère la triste et indubitable image d' un garçon sans avenir .

 

Ma mère eut la pénible nouvelle dans un rêve de nature à donner le frisson à n ' importe quelle personne ayant un minimum de connaissance sur le sujet de la mort , mais ma mère n 'a jamais vécu ailleurs que dans la matière « rêve » donc le mot de Renaissance inscrit sur le mur blanc de son rêve lui apparut comme l'annonce merveilleuse de la vie qui recommence dans le meilleur des mondes au cours d'une géniale danse des sons et des lumières qu 'est la vie d' une oranaise d' un siècle passé depuis un siècle .

À mon grand étonnement j 'ai été paramétré comme un rêve de chat qui monte au ciel sans coussin de soie , sans une goutte de lait .

 

Pendant ce temps , mon ami Friedrich Nietzsche nourrissait le même sentiment d' amertume dans la forêt de Brocéliande. Même les bêtes de la forêt lui disaient : va à la fête avec Mélusine , tu uniras la joie d' un monde de fées à la musique des oiseaux du paradis , amis des musiciens du ciel et particulièrement de Wagner sans qui rires et chansons auront été juste de muets petits amusements pour enfants de chœur .

 

Dans ce maelström de chants mêlés de magnum de champagne et de nombreuses munitions pour la guerre du feu , ma douceur de vie s'en est allée. Ma mère ne sut jamais que la milliardième partie de mon histoire de jeune homme donnant le change au monde du commun des mortels .

 

Le magnifique adagio de Aram Ilitch Khatchatourian  est venu m' unir à ma mère dans le monstrueux conduit où des millions de petites étoiles marginales couraient pendant que dans la partie la plus aride de la terre , mon corps était enduit de vers en plein milieu de la terre ; comme des morsures d' araignées venues me prendre la vie le jour où, justement, j 'allais me marier avec mon bel amant , un homme superbe, amoureux de mes cheveux d' ange et de mes yeux de vent des mers du Sud .

 

Le lendemain ma mère n 'a pu soutenir la vision de matière pierreuse que je dus montrer à cette femme , mémoire inerte , amoureuse du soleil , joyeuse de mes joies, puis anéantie comme un oiseau sans ailes dans le couloir d' un hôpital dont les ouvertures se seraient bloquées par suite d' un tremblement de terre à une échelle à dix millions en une seule nano-seconde .

Ce fut en effet la vision d' un mur de pierres royalement empenné d' un mourant sur une musique de Wagner, pareil à un opéra sans le chant des chœurs , muet parce que brutalement englué dans le vase des splendides porphyres de l 'Égypte ancienne.

 

Pendant ce temps, mon ami Friedrich Nietzsche se doutant de ma grande frayeur  menant petitement mon chemin de convalescent,  me grisant de murmures délicieux d'oiseaux de condition  moins vorace que  ceux de la terre unanimes à flinguer un artiste universellement connu, primé et reconnu et le plumer avec

une voix de chantre d' outre -tombe perdu par sa vanité,

dont ils n 'hésitèrent pas à vendre le chamelier et ses chameaux sur la belle place Jemaa el-Fna de Marrakech .et. s' envolèrent pleins de joie dans le ciel des mirifiques amoureux des réalités humaines .

-Friedric Nieztsche :

ni les musiques des arnaqueurs de vie n'avaient de réalité.

 Un oiseau avec des cheveux d' ange est venu me dire : «  ni ton égo ni ta belle moustache n 'auront jamais été aussi précieux que le jour où tu as eu la grande joie d' entrer en contact avec le monde du poète des amours , Ronsard , celui qui vécut pendant cent ans avec le même refrain sans jamais le dire qu ' à un seul homme , celui de son propre temps, donc même avec la même roue , tu peux être ici et là . Alors ; mon amie! Ris en venant unir tes miettes d' égo aux nombreuses immenses munitions poussiéreuses d' un centre jouant à être le nœud d' un nouveau centre de miettes de nos égaux enivrés de paillettes dorées.

Entre errer parmi les artistes et mener un vase de Soissons en terre je peux te dire que ta nouvelle vie est un merveilleux état de convalescence.

 …... Malédiction d' un jour équivaut à mettre en doute un rien du tout et tout musicalement riche de tout petits riens.

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31/10/2013
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