"Les billets fous de Luce Caggini"

Est-ce donc tellement artistique de vivre dans la pauvreté?


 

Même  dans mes rêves les plus fous, je n’aurai  jamais eu la  faramineuse  idée  de lui parler .

Mais un jour  je fus invitée dans un hôtel du monde des fous de la  ville de NYC.

Là , avec mon amie la marquise  de La  Bouraniere  dont l’amitié  ne me donnait  aucun privilège  sinon la vue de  son balcon sur Park, je  fis une  expérience peu banale  .

C’est  de  ce magnifique point de vue  que je me jetais  du  monde  des money-people  dans le juncky monde des money-bankers. Je marchandai  un" people" pour un "banker".

Me prenant au sérieux comme ma marquise, je  joignis l’ insolence à la naïveté des marins d’eau douce,  nomade que j 'étais arrivée depuis peu du désert du Sahel.  

Mais  quand  je  vis la hauteur  des balcons , je fus prise  d’ un vertige analogue à  un crack boursier et  je me mis à planer m'accrochant à Dieu  et ses  saints  dans ma course à la même  vitesse que mon adresse à me jeter  dans la mer des intérêts mondiaux de Wall-Street.

Dans ma chute  je m’entendis  dire : « Ma chère  madame  nommée  personne , ne dis pas au ciel que tu es marquise de rien mais que tu es marquise des impôts de la terre en visite de courtoisie et laisse l'autre marquise dans ses ors et ses dentelles .

Vents et marées ne peuvent monnayer les immenses croix de bois. Nous ne disposons que peu de compartiments dans nos coffre-forts et  les places  sont extrêmement  chères. 

 

Alors  un son divin  souffla dans mes oreilles et  je fus sur le champ  transportée  sur un coussin  de soie jusqu’ au ciel  des banquiers  de Wall-street avec un cordon rouge  et or autour de ma romaine personne car  dans  mon étourderie, j’avais oublié  de me faire naturaliser comme  eurasienne avec un  nom  de marquise de gare de  triage .

À mon grand étonnement, une étoile de bienvenue me prit par le cou  et en deux coups de cuillère à pot, me fit pénétrer au paradis du vertige  des banquiers de NYC.

Quel contraste  émerveillé  dans ce jeu de lumières  argentées. Sur un sommet de pièces  en demi  lune, on me fit  donner un chapeau de couleur  verte en papier moiré avec  des numéros  de couleur or et argent que  je mis  avec un châle araméen en toile de jute comme  guenille sur  mon corps .

Dans  cet accoutrement , vue  dans un miroir à la demande d’ un ange , je  fus introduite  devant Dieu Lui-même .

Et  devinez  quoi?

M’ordonnant de m’armer  de courage, Il me dit : « Tu viens de voir un monde nouveau dont tu es le maitre  car tu es  ton Dieu et tu ne le savais pas »…..



21/07/2012
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