"Les billets fous de Luce Caggini"

Merci à Pierre Boulez ,Alain Finkielkraut ,Bernard Henry Levy,Yann Moax

 


Chaos
Un emploi du temps à temps complet en un jour de trente six heures ,
une semaine de trente six jours et trente six chandelles en moins d e trente secondes .Jérusalem à temps complet .
Les Murs du Kotel tirent le rideau et nous en restons éberlués effondrés .
« Bataclan  » :Paris défiguré
Cicatrices sur les visages ivres de chagrin .Yeux dévastés sur les pierres tombales .

 « Figures-Doubles-Prismes » de Pierre Boulez :
-Pourtant on ne se connaissait pas quand tu a écrit cette œuvre retentissante de vérités 
- Tu réponds :« majestueusement accordée à ta vie » .
-Moi :Vision picturale affolée , apaisée détruite ,reconstruite sans savoir que les morceaux n’ ont pas besoin de moi pour revenir à leur place , ou à la place qu ‘ ils choisissent pour moi . « Figures-Doubles-Prismes » saute , danse et se casse le nez sur la dalle dure . Du temps de ma mère, mes tempêtes trouvaient refuge .J’entends mes cris d’ enfant et mes cris de mère effrayée par le monde meurtrier de mon fils .


Productrice rutilante de paillettes asséchées par un coup de sirocco , j’ouvre la cérémonie des Oscars pour des acteurs qui ont l ‘exigence que l ‘on est en droit d’attendre en ces temps mauvais . Les trophées ont des allures de lauriers , un parfum de grand dérangement , une saveur de carton pâte car mon discours ne porte pas pus loin que ma propre vision des murs de l ‘Élysée .

-Merci Monsieur Finkielkraut de savoir être Français, de parler notre langue avec et sans accent et laissons les ordures se dissoudre dans les décharges :« taisez vous pour le bien de la France » pourrit dans les bas-fonds d’ une autre terre dont le seul nom a endeuillé nos familles .Tant que vous serez debout , la mèche au vent , nous nous sentirons à l’abri , chez nous .
-Merci Monsieur Moax de m ‘avoir fait comprendre comment une terre de naissance enkystée dans des décennies de corruptions avec parenthèse de barbarie m ‘a ramenée sur un sol ferme sans nom,qui ne se sauve pas sous mes pieds .L’autre qui était le sceau de ma naissance a dérivé , a glissé ce jour sans que mon cœur se trouble .Merci d’avoir introduit dans ma mémoire que l ‘ oubli est un état dont on ne sait plus dire ni le début ni la fin, un état qui subsiste sans faire mal ,sans rendre heureux , un état qui estompe jusqu’à l ‘étonnement. Bref, un décès d’état conclu sous mes propres yeux, un Titanique pacifique, tout effroi éteint .Telle est la force d’ une image dissoute pour l ‘ homme sans ombre .Acte de décès ou de naissance , c’est au choix .

Si Herbert Hoover et Lou parlaient le mandarin nous ne savons pas vraiment la langue de François Hollande . Entre Pavane pour une infante défunte et Madame de ….entre Ravel et Max Ophuls , spectateurs et auditeurs bloqués dans la rame de métro ,ligne inconnue du conducteur du wagon ,ils tripotent des nouvelles mâchées, remâchées .


-Merci Bernard Henry Levy pour ce livre ami :L'Esprit du judaïsme. Je suis prête à l’ ouvrir comme on ouvre la porte à un vieil ami que l ‘ on a un peu brocardé , séducteur  par nature, inattendu souvent .Augustin du 21 eme siècle , chercheur inquiet ,puisant son expérience aux quatre bouts de son agitation , BHL n ‘enseigne pas , il ouvre des voies, et j ‘ai surtout l e sentiment de sa part intime .


Les mimes ont enterré mes amours dans l ‘oubli du mensonge des règles de la dernière millionième partie de mon univers conditionné par la voie des airs .

 

 

 



06/02/2016
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