"Les billets fous de Luce Caggini"

Oran… Juillet 1962 …....Juillet 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

Berlin, Jéricho… les murs s’écroulent.

Les hommes, les trompettes et le reste les ont achevés.

Cruauté  .

Des hommes donnent aux croix et aux étoiles une emprise réelle mais

sans mesure  classable .

 

Un jeu de miroirs sanglants erre dans les rues  d’ Oran .

Les morts de la montée de la barbarie meurent dés que le peintre radieusement les purifie de sa lumière .

Leur souvenir ne se dissout jamais mais le meurtre des amis reste  visible   sur  les mers et les continents  aveuglant  même  les plus lbelles lumières.

 

Les « murs » ont mille et un yeux de pureté , ils dégagent la matière de la pesanteur,

contribuent à la  construction des visions du peintre,

leurs paroles silencieuses diffusent   des  lueurs ,

les unes sacrées,

les autres chargées des rêves rendus opaques par des nuées de mouches de la détresse en dépit de la couleur de la roche.

 

Comme un peintre face à une toile vierge, comme un écrivain avant de penser un élan ou de réaliser ses premiers doutes au mépris de sa condition de diseur de mots joint les deux miraculeux petits riens qui font le Mur des Lamentations ou le mur du son, réel ou virtuel tous deux sont en phase avec le reste  qui souffre de la nuisance et la voracité des orques du vingt et unième siècle.

Comme le mur de Planck unissant des particules d’oxygène à un petit haut-parleur sans courant électrique , je me souviens. .

 

À mon grand étonnement ni les rages ni les cris de douleur de la multitude médiatique charnelle croyante ou non-croyante ne firent le point sur ce monde d’assemblage de parpaings ;

silence de la pierraille lessivant la rue de tous les cris de ses rôdeurs de nuit où des millions de mots ont laissé leurs miasmes dans les fissures là où des millions de prières  hurlées murmurées écoutées ou envoyées par intention se sont  élevées en chœur.

 

Un crieur des rues insolent ou mendiant peut générer soit un miracle soit déclencher une émeute.

 

Un mur de prières c’est une entité entre quatre murs, une munition de haut-parleurs sans voix et sans bégaiement.

 

La vieille dame ferma les yeux fit glisser la paume de sa main le long des murs les embrassa avant de refermer doucement la porte devant ceux qui allaient s’approprier historiquement sa maison

natale. C'était ma grand-mère .

Au même moment le Père Cadas verrouillait la porte du presbytère.

 

Indépendance .

 

 

 



01/07/2019
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