"Les billets fous de Luce Caggini"

"Talleyrand Le privilège d’être l’image scintillante du mal "E.de Waresquiel

 

Talleyrand Le privilège d’être l’image scintillante du mal

 

 

 

 

Un oiseau de mer : « C’est toi qui me vois, toi qui peins, tu t’es prise pour un écrivain ?

– Madame Polony dirait « un écrivant » et elle aurait raison.

– Mais qu’est-ce qui t’a pris ? Tu te fais un roman ? Tu as telle­ment lu ?

– Non, de mémoire de la Rome ancienne j’utilisais seulement un jeu de dais avec quelques artistes qui ornaient les murs de superbes couleurs de mon invention et nous étions heureux.

– Depuis quand peut-on se dire écrivain ou artiste quand on est presque nue, animée par le génie de Talleyrand puisé dans ta folle imagination ?

– J’essaie d’obéir aux règles de la société, je suis claustrophobe, je ne sais toujours pas si je serai au même endroit dans cent jours, et pour unir les vides au comble de leurs ronds et de leurs carrés ma pauvre tête régit mal aux pulsions de mort dans les fonds baptismaux de la cathédrale d’Ajacciu. J’ai à peine cent ans, autour de moi ça s’agite ça complote  ça parle toutes les langues et ma mémoire de romaine est saturée de rêves d’évasion ; je surfe sur les crêtes des vagues et de temps en temps je reçois une salve de plomb.

– Tu es un oiseau ?

– Dans ma cage on me donne toutes sortes de noms d’oiseau.

 

–  Compassion doit régir  la vie et la mort des joyeux  oiseaux de mer  sur deux grands principes, muer et nager dans le ciel avec trois choses en tête, le sens du vent, suivre les vents uniquement marginaux comme des vents de bénédiction pour les cerfs-volants, enfin unifier deux dons en une seule entité, l’art de ne jamais donner aux chasseurs trois centièmes de chances pour te permettre de pourrir sur place car même un marquis de croisades n’a jamais pu rentrer dans ses terres sans porter un rameau d’olivier béni soit par le roi, soit par Dieu, soit par ses pairs.

 

– Mémoire, ordres neufs ou vieux, ondes et vents du Nord ou du Sud me donnent un entre-goût de paradis ou d’enfer.

– Mener un condottiere en gondole , aider un oiseau en lui donnant le rôle du gondolier c’est  un petit appât de ver­misseau  un peu mince comme  transmission de génie ; c'est comme un compas sans pointe pour  joindre  la lune, autrement dit c’est rêver en étant une couleuvre en pleine divagation.

 

-Un « écrivant » est un radoteur peut-être mais son crédit est entré dans la mémoire gigan­tesque du web comme un ver à soie dans la mémoire  de  Mars prise entre les masses des cycles du Rien et du Tout avec le mépris d’un photon sans lequel… plus de lumière !

 

Chère lune, rarement un coup de grisou fut conduit avec autant de douceur sur  un axe  irrationnel lunatique  reflétant  et la misère et la richesse du mot « écrire ».

 

Prise dans le grand « charivari » de l’émotion dès la  première  lecture du grand  homme , soulevée par une vague de haute  ampli­tude, je mis mon texte en navigation  sur les  mers de Chine et de Navarre avec Mr de Talleyrand en maître  de croisière .



27/03/2016
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