"Les Billets fous de Luce Caggini"

MON COEUR en ALGERIE

L 'exil et le reste ont enfanté l’ art qui me reconstruit avec des mots en couleurs , des géométries non identifiées .

Dans  mon  coeur   toujours  , le peuple  algérien ,

algérienne  un  jour  al gérienne  toujours

 

 

 


Le chemin de Gzell passait par la cathédrale

La

 

 

L a  loge où siégeait le Sanhédrin tirait son nom des bancs de pierre sur lesquels les Juges prenaient place.

J'ai besoin de mettre à jour ma pierre de vérité.

Ne plus pouvoir s' étonner serait être absente de ma propre vie .

Ne plus creuser pour voir ma vérité serait une anesthésie à contrat indéterminé, je décide de vivre en temps réel, et irréel. Nous devons éviter une destruction de soi qui nous collerait au placard.

Je viens de découvrir que " s'aimer est une nécessité  "

.

 


08/06/2007
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Jamais je ne me suis sentie aussi proches de mes frères arabes .

 

Trop bouleversée ce soir par l 'émission consacrée aux " pieds –noirs " pour parler d' autre chose. les femmes ont parlé comme seules savent le faire les femmes de chez nous. elle n ' ont pas eu besoin de passer par les écoles de journalisme du " savoir s'écouter ". pas de bouches tordues, pas de sourires écornés ;

Les mots vrais,simples qui frappent au cœur. J'étais fière d' entendre notre histoire par des hommes de courage, cravates aux vestiaires, regards clairs.. Rien des encartonnés habituels du petit écran. Ce soir à Culan où je suis, France , tu t'es tirée dans la poubelle. au fond des déchets: un détritus nommé Messmer.

 

 

 


01/04/2007
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Mon Bled

 

 

 

Tous ceux qui pour différentes raisons, un jour ou le lendemain ont dû quitter leur bled, leur arbre, leur soleil, parlent la même langue, même si les sonorités ont l 'air d' être différentes .Rien ne vaut la douceur de marcher pieds nus dans la terre , comme nous l 'avons tous fait , un jour. : rien ne donnera jamais ce sentiment d' appartenance à une terre comme le fait de balancer ses godasses et courir pieds nus comme nous l 'avons tous fait , un jour dans la terre chaude des jours heureux de l'enfance.

Nous étions heureux et nous ne le savions pas

 

 


14/01/2007
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mais toujours présente dans le coeur

RUE ARABE .jpg

 

 


Ma terre nourricière, mon Algérie de mère, mon intime biosphère, confluent de tous mes liens, à qui je fais appel sans cesse dans toutes les pliures de mes souvenirs, ma terre passionnelle, vécue et revécue, qui rassemble mes êtres chéris, ma " Cita ideale  "

Elle vient de s'engouffrer tout au fond de moi.

 

 

Une fenêtre sur la CORSE  


23/12/2006
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J 'ai laissé derriere moi la terre qui m 'a vu naitre

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Pâques : le Murdjadjo ,à travers les chemins caillouteux des Planteurs  que tous les familles croyantes , pas croyantes, à demi croyantes gravissaient pour atterrir aux pieds de la Vierge de Santa –Cruz. Là, on regardait la mer offerte, comme si on la voyait pour première fois, et on mangeait " la mouna  " dans l'éclat de lumière du ciel oranais.

Une fenêtre sur la CORSE

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16/12/2006
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Je vis en France et me suis accommodée du reste.

 

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J'ai longtemps hanté les salles d'embarquement pour l 'Algérie, dans chaque aéroport, à Marignane aussi bien qu 'à Orly, à humer le henné, à effleurer les voiles blancs des femmes de chez moi qui rentraient au pays, interceptant un bout de conversation en arabe, comme une voleuse volée.

Je suis inguérissable.

L'ultime vision, que j 'emporterai comme un passeport du bonheur, sera, je le sais, le jardin de Gambetta, à l'angle des rues Ferradou et Général Compagnon, la maison de mes grands-parents Caggini.

 


16/12/2006
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un jour une cassure avant mon père, apres mon père .


16/12/2006
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Kheis,C'etait notre gardien

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Kheis n avait pas de famille, nous pouvions penser les uns et les autres que ses vieux jours et les nôtres continueraient côte à côte  sur le même terrain , dans la même maison .

Sa compréhension de la situation était dépassée par sa trouille.

Une photo eut été indigne car à cet instant même, aucun de nous n 'était celui de la veille, nous étions tous empoignés par l' émotion, émulsionnés par avance sur le parchemin de l' Histoire, suspendus comme dans l' attente d un miracle toujours possible ,alors que nous étions déjà fixés sur la pellicule vivante de cette situation irrévocable .

 


16/12/2006
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nous etions empoignés par l 'émotion

 

Une photo eut été indigne car à cet instant même, aucun de nous n 'était celui de la veille,  nous étions tous empoignés par l' émotion, émulsionnés par avance sur le parchemin de l' histoire, suspendus comme dans l' attente d un miracle toujours possible ,alors que nous étions déjà fixés sur la pellicule vivante de cette situation irrévocable .


16/12/2006
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